Atténuer le recul estival chez les élèves à risque pour augmenter leurs chances de réussite

Chaque été, la majorité des élèves oublient une partie de ce qu’ils ont appris pendant l’année scolaire. Cette perte des acquis, communément appelée la glissade de l’été, n’est cependant pas égale chez tous les élèves : ceux qui ont peu accès aux livres et aux activités informelles d’enrichissement pendant le congé estival reviennent à l’école avec un retard plus important par rapport à leurs pairs.

Certains élèves subissent un recul plus marqué que d’autres durant l’été

Le recul estival est plus prononcé chez les élèves qui, lorsqu’ils ne fréquentent pas l’école, n’ont pas accès aux ressources ni aux expériences informelles qui leur permettraient de maintenir leurs acquis (ex. : lire des livres, fréquenter une bibliothèque, participer à des activités culturelles, fréquenter un camp de jour de qualité permettant de faire des apprentissages, bénéficier de supervision parentale ainsi que d’un environnement structuré et sécuritaire, etc.).

Ces inégalités dans la possibilité de pratiquer et d’apprendre durant l’été contribuent de façon importante à creuser les écarts de réussite entre les élèves plus vulnérables et ceux qui sont moins à risque, et participent à accroitre les inégalités socioéconomiques entre les mieux et les moins nantis.

Les élèves de milieux défavorisés
Ces élèves ont généralement moins accès que leurs pairs mieux nantis à des ressources et à des activités stimulantes à l’extérieur de l’école.


Les élèves allophones
La diminution des occasions d’apprendre et de socialiser en français durant les vacances peut fragiliser les acquis de ces élèves dans la langue d’enseignement.


Les élèves en difficulté d’apprentissage
Pour ces élèves, le recul qui s’opère pendant l’été risque de s’additionner au retard déjà accumulé et de devenir un obstacle de plus à leur réussite éducative.

Un recul qui accroit les inégalités scolaires

 

Les effets du retard que les élèves plus démunis prennent durant l’été peuvent s’accumuler tout au long du parcours scolaire, de sorte que l’écart entre les élèves mieux et moins nantis augmente avec le temps.

Pour certains enfants, le retard peut déjà être amorcé dès l’entrée à la maternelle. Considérant à quel point les premières années du parcours de l’élève sont déterminantes dans son cheminement scolaire, ce constat rappelle l’importance d’agir tôt, dès la petite enfance afin de prévenir des difficultés qui pourraient survenir dans les années à venir.